Test Drive Omoda 9

Omoda 9 de trois quarts avant — Louis Leduc

TEST DRIVE · SUV HYBRIDE RECHARGEABLE · ACCÈS LIBRE

Ce Test Drive est issu d’Option Auto n°280 – Juin/Juillet 2026. Commander le numéro complet.
Essai réalisé en avril 2026 à Choue (41), France.

Omoda 9 – fiche express

Motorisation : 4 cyl. turbo 1.5 + 3 blocs électriques · Puissance et couple : 537 ch et 66.2 mkg · Transmission : intégrale, boîte auto 3 rapports · Batterie : 34.5 kWh · Recharge AC/DC : 6.6/65 kW · Châssis : châssis piloté CDC · Pneumatiques : Conti EcoContact 7 en 245/45 R 20 · Poids : 2 270 kg · 0 à 100 km/h : 4.9 s · Vitesse max : 180 km/h · Conso mixte : 1.7 l/100 km (annoncée) – 6.3 l/100 km (essai) · Émissions de CO2 : 38 g/km de CO2 (+ 10 130 €) · Prix du véhicule essayé : 50 640 € (essai)

Données, prix et malus de l’essai d’avril 2026.

Si vous estimez compliquée la lecture des gammes Omoda/Jaecoo importées depuis peu, attendez de découvrir la fiche du SUV ci-contre. Cette Omoda 9 représente le haut de gamme du constructeur à deux têtes arrivé chez nous en juillet 2025, placé sous l’égide de Chery dont nous verrons bientôt débarquer la gamme éponyme. Classé dans les hybrides rechargeables, ce crossover auto-déclaré est du type Super Hybride, ceux dont la Chine garde précieusement le secret : un électrique « thermifié » dont le bloc essence (ici un 1.5 turbo de 143 ch à cycle Miller et plage de couple constante) n’a pour but que de maintenir la batterie -34.5 kWh- à un niveau de charge optimal. L’ensemble, avec trois blocs électriques (102 et 122 à l’AV, 238 à l’AR), revendique au total 537 ch et 66.2 mkg pour des perfs étonnantes en regard des 2.2 t à vide. Le tout avec une autonomie annoncée dépassant 1 100 km, réservoir de 70 litres aidant. Si vous n’y croyez pas, nous avons dû nous rendre à l’évidence : ça fonctionne et plutôt bien ! 6.3 l/100 km en moyenne sur notre essai mené sans retenue et plus de mille kilomètres enquillés sans ravitailler…

Omoda 9 de trois quarts avant — Louis Leduc

Mais alors, pour qui ?

Le plus étonnant, c’est la capacité de relances et l’efficacité des mises en vitesse. Si vous disposez de six gestions de conduite accessibles via tablette tactile (très réactive) ou commande rotative sur la console centrale, le mode NORMAL reste de loin le plus efficace d’autant qu’il est configurable à travers une kyrielle de sous-menus interférant sur la régénération, l’effort de direction ou le châssis piloté (à vue de nez du Magnetic Ride indépendant, mais la fiche technique est peu diserte sur ce point). L’attaque du freinage est saisissante de mordant, le volant bien calibré quoique parasité par des gommes bien trop paresseuses pour digérer la cavalerie, aussi y va-t-on de bon cœur en profitant, sans un bruit (jusqu’à 130 km/h en tout cas, au-delà l’écoulement aéro est usant), de l’élasticité proverbiale de la fée électricité. Moins de 3 s de 90 à 120 et juste 5 pour atteindre 100 km/h, de quoi en remontrer à bien des sportives de pedigree ! Le tout se tient bien, anti-roulis mesuré aidant, avec un nez qui élargit à l’ouverture des gaz avant de resserrer quand le train arrière, une fraction de seconde plus tard, y va de sa poussée musclée.

Jante et pneu de l’Omoda 9 — Louis Leduc
Erreur de casting côté pneumatiques avec des Conti à flanc souple dépassés par le déferlement de puissance et la rigueur de l’antiroulis. Ou comment écraser dans l’œuf toute velléité sportive malgré la bonne volonté du châssis.

On aurait préféré les pneus clermontois annoncés au lancement pour juger de la bonne tenue de l’ensemble aussi nous serons-nous concentrés sur l’exceptionnelle qualité de finition -pour une nouvelle venue- mêlant matériaux de qualité (Alcantara au pavillon, cuir véritable) et équipement sans faille (tous sièges ventilés chauffants, full LED, affichage tête haute à réalité augmentée). Le hic, au-delà des menus défauts d’affichage bientôt corrigés « Over The Air », c’est le malus, que seules les sociétés désireuses d’en offrir beaucoup à leurs salariés, sans dépasser 60 000 €, pourront accepter.

Omoda 9 de trois quarts arrière — Louis Leduc
D’aucuns lui trouvent des airs de Lexus côté face, d’autres une inspiration Cayenne Coupé côté pile. En tout état de cause, impossible de déceler les 4.77 m de ce SUV Coupé du segment D, surtout sous cette robe grise satinée.

L’Omoda 9 en images

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Ce Test Drive est intégralement en libre accès. Retrouvez aussi notre fiche Omoda 9, avec l’avis et les données de l’essai. Pour recevoir le magazine et soutenir les prochains essais d’Option Auto, découvrez nos offres d’abonnement.